© Süyer, Bateau lunaire Peinture acrylique sur mur, Quai de Valmy, Point Ephémère, Paris, 2018.

 SÜYER

«Je travaille en studio et dans la rue, car ce sont deux types de création différentes. La rue, par son côté public, me permet de proposer des oeuvres ouvertes et directes pour créer du dialogue.

Je considère le travail de rue comme une initiation à mon univers et mon travail de studio, plus intimiste et complexe. Les deux pratiques se complètent et enrichissent mon langage visuel.

La clé de voûte de mon travail est le figuratif. Je veux que le spectateur se projette dans l’oeuvre à travers mon univers visuel et mon personnage Süsu, comme s’il en faisait son alter égo d’un instant. Ce que j’essaye de représenter, c’est la collision entre nos fantasmes, nos souvenirs et nos observations. Je pense qu’en se rapprochant de notre essence profonde, notre vision devient universelle.

© Süyer, Bateau lunaire Peinture acrylique sur mur, Quai de Valmy, Point Ephémère, Paris, 2018.

Mon approche est onirique. J’essaye toujours de superposer un côté enfantin et naïf, à un côté inquiétant et plus sombre. C’est, selon moi, notre rapport à la vie, où la peur se juxtapose à l’émerveillement. Dans mes oeuvres, j’aime créer plusieurs points d’entrée, pour que le spectateur se crée une histoire indépendamment de celle que j’ai créée.

Je crée à partir d’un prisme de 4 thèmes : enfance, solitude, mélancolie, rêverie ; les bases qui forgent notre rapport au monde. À ce prisme j’ajoute différents filtres, plus évolutifs en fonction de mes séries, comme l’uniformité, le voyage, l’équilibre…

Mon personnage, Süsu, représente un être primitif dénué de tous ses sens. Il ne dispose que de son flair, de son instinct. L’instinct, c’est ce qui est en nous, ce qui fait partie de notre âme, ce que la vie ne peut nous retirer.»

©Süyer, L’envol Panneau sur bois peint à l’acrylique, 2019, 110x60cm.
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