« Party » HEROÏ-COMIQUE Pour AMANDINE URRUTY
à la ARTS FACTORY

Elora Weill-Engerer

22 Mars 2018

La Arts Factory, pour ceux qui ne la connaissent pas encore, c’est cette galerie rue de Charonne, dans le 11ème, où il fait bon vivre, feuilleter et regarder sur trois étages. Ce sont souvent des expositions collectives, à thèmes, présentant des artistes en marge, bruts et drolatiques. Amandine Urruty y est à l’honneur ce mois-ci.

Cette jeune artiste pleine d’énergie a plus d’un tour dans son sac. Après notamment un solo show en 2015 à la Halle Saint Pierre, elle investit les locaux de la Arts Factory avec une oeuvre d’une incroyable cohérence, aussi mordante que grinçante. Du glauque au grotesque, il n’y a qu’un pas. Celle qui a horreur du vide, fait grouiller sur son papier une myriade de personnages, symboles et lieux, tous issus de références diverses au possible. Elle nous en parle elle-même : « Mes références sont Bosch, Bruegel, les Crados en passant par Stephen King et le Muppet Show. C’est une espèce de ragout qui s’agglomère. ».

En amont de ces dessins – où l’on ne peut que saluer la maîtrise des volumes, des détails, des gammes de gris -, c’est un travail de titan.

Ce sont d’abord des études sur les références, des croquis, des micmacs avant de se mettre au dessin à proprement parler. « Puis je retravaille et je retravaille. Une fois que je suis sur la feuille je trouve que c’est trop vide donc j’ai besoin de remplir. En général, j’y passe deux mois ».
Informations

Pour venir à la « party » d’ Amandine Urruty :

Exposition personnelle du 15/03/2018 au 28/04/2018

Galerie Arts Factory

27 rue de charonne 75011 PARIS
Metro : Ledru-Rollin & Bastille
Horaires d’ouverture : lundi au samedi de 12h30 à 19h30

T : +33(0)1 53 60 90 30

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L’ambition d’Amandine pour cette exposition a été le grand format, chose qui n’est pas aisée en ce qui concerne le dessin : un triptyque de trois mètres de long ou une oeuvre d’1m20 sur 1m60. Le graphite, parfois mêlé de fusain, est l’arme principale de ce théâtre rocambolesque. Freaks, loup-garous, Velasquez et monsieur Patate, se sont donnés rendez-vous à la « party » ubuesque d’Amandine, et chacun y trouve sa place dans uneaction figée dans le temps. Pour reprendre Jean-Claude Van Damme, « le rêve, it’s a feeling ».
« dancers », 2017 - graphite et fusain sur papier - 61 x 91 cm
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