HUMO(UR) BAN ART

Peut-on partager l’humour avec la première personne venue ? Oui, si l’on en croit nos murs, nos édifices et nos façades de bâtiments. L’humour est l’un des modes de dialogue avec le passant utilisé par les street artistes dans leur appropriation de l’espace public. Au détour d’une rue, dans un train de banlieue, sur l’autoroute, au milieu d’une cité, sur une route champêtre, notre regard est surpris par l’humour d’un trait d’esprit, d’un dessin, d’une relation entre une oeuvre et un passant ou un paysage.

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LES ORIGINES DU GRAFFITI

Le mot «graffiti» porte en lui l’idée de l’écriture. Né à la fois du verbe grec graphein (écrire) et du nom latin graphium (stylet), il apparaît dans la langue française en 1856 dans l’ouvrage Graffiti de Pompéi de R. Garrucci. Le graffiti y désigne les écrits spontanés des murs de la Cité de Pompéi n’ayant pas été réalisés par des artistes et y est associé à un besoin d’expression dans un endroit public.

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L’ART DE LA RUE APPARTIENT À LA RUE

En 2002, Banksy réalise The Girl With Balloon, un dessin au pochoir exécuté sur le Waterloo Bridge. Nous sommes à Londres. On y voit une fillette en noir et blanc lâcher un ballon rouge en forme de cœur. Le gris, c’est précisément la surface choisie par l’artiste qui en assure la présence : un beau mur crasseux pourvoyeur de toutes les nuances de la tonalité.

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