HUMO(UR) BAN ART

Peut-on partager l’humour avec la première personne venue ? Oui, si l’on en croit nos murs, nos édifices et nos façades de bâtiments. L’humour est l’un des modes de dialogue avec le passant utilisé par les street artistes dans leur appropriation de l’espace public. Au détour d’une rue, dans un train de banlieue, sur l’autoroute, au milieu d’une cité, sur une route champêtre, notre regard est surpris par l’humour d’un trait d’esprit, d’un dessin, d’une relation entre une oeuvre et un passant ou un paysage.

Share
LES ORIGINES DU GRAFFITI

Le mot «graffiti» porte en lui l’idée de l’écriture. Né à la fois du verbe grec graphein (écrire) et du nom latin graphium (stylet), il apparaît dans la langue française en 1856 dans l’ouvrage Graffiti de Pompéi de R. Garrucci. Le graffiti y désigne les écrits spontanés des murs de la Cité de Pompéi n’ayant pas été réalisés par des artistes et y est associé à un besoin d’expression dans un endroit public.

Share
ET PARIS QUI BAT LA MESURE

Taguer l’amour est à réinventer. Et voilà bien ce qu’il se passe depuis que les arbres cessent d’être blessés d’initiales égoïstes : on est arrivé sur les murs. L’amour, avec un grand comme avec un petit «A», s’étale amoureusement sur nos façades grises incapables d’aimer. Pourtant et pour l’amour, les murs ont gardé leurs oreilles.

Share
Face au miroir

Qui n’a jamais ressenti cette étrange sensation de croiser son reflet, au détour d’une porte que l’on ignorait vitrée ? De se retrouver dans un restaurant devant son image inversée, convive inopportun que l’on n’attendait pas ?Qu’il soit plan ou convexe, sphérique ou morcelé, le miroir reste l’un des éléments les plus familiers de l’histoire de l’art, traversant les époques et les styles en reflétant, dans des œuvres ou des performances, les questionnements de notre temps.

Share